Taroudant, son histoire
Taroudant, ville de 63.000 habitants (en 2005), est située à 85 km d’Agadir.
Cernée de magnifiques murailles
crénelées de terre rouge et par les cimes enneigées du Haut Atlas,
Taroudant est la ville de marché berbère typique, qui n’a guère changé
depuis des siècles.
C’est son éloignement qui a permis à
Taroudant de devenir le refuge des princes rebelles désireux de défier
le pouvoir, tout en étant une proie convoitée par les tribus du Sud. Son
âge d’or survint au 16ème siècle avec l’avènement de Saadiens, qui en
firent pour un temps leur capitale. Grande productrice de canne à sucre,
de coton, de riz, d’indigo, elle attire alors les caravaniers. Au 20ème
siècle, incorrigible, elle reste un foyer d’agitation contre le pouvoir
central. De 1912 à 1913, Taroudant fut le siège de la vaine résistance
d’El Hiba, le « sultan bleu », qui s’était fait proclamer sultan à
Tiznit après la signature du traité de Protectorat.
Taroudant, aujourd’hui :
Longs de 7 km, les Remparts
entourent la ville, avec d’immenses jardins et vergers situés hors des
murs (oliviers géants, eucalyptus, palmiers, grenadiers). Percée de cinq
portes, dont la principale est la majestueuse Bab el Kasba, cette
muraille date du début du 18ème siècle.
Quoique moins célèbres et moins importants que ceux de Marrakech, les Souks
comptent parmi les plus animés du Sud Marocain, avec une profusion de
bijoux en argent, objets anciens, sculptures de petits objets de pierre
(en calcaire assez tendre, gris et rose, typique de cette région appelé
« pierre de Taroudant »), tapis, cuivres, fusils (dont les crosses sont
parfois de véritables œuvres d’art), peaux de mouton, etc.
Le « Marché Berbère » est
le nom donné au marché quotidien, où l’on trouve un grand choix
d’épices, de légumes, de vêtements et de céramiques (particulièrement
animé le dimanche).
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